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Catégorie : QUI SONT-ILS ?

Interview de Michèle Cros – Les Douces Angevines

Interview de Michèle Cros – Les Douces Angevines

1- Les Douces Angevines sont nées en 1994. On sent chez vous une réelle vocation pour ce qui est naturel, un respect profond pour la nature, le goût des mots, une créativité inébranlable et l’envie de concevoir les produits les plus purs et les plus équilibrés qui soient. Racontez-nous la création de votre tout premier produit Douces Angevines …

Pendant ma formation de Phytologue-Herboriste, à force d’étudier les plantes dans tous leurs aspects, je me suis décidée à fabriquer mon soin de jour pour le visage, mon pot de crème habituelle étant fini et n’ayant plus aucune envie d’en acheter un autre. Ainsi est né « Aube d’été ». Et puis, de fil en aiguille, j’ai mis au point plusieurs produits pour répondre aux demandes de mon entourage. Les retours étaient tellement encourageants que cela m’a donné envie de passer des études théoriques à la pratique. Cette recherche des connaissances anciennes, dans différentes traditions et dans le même temps, des découvertes actuelles sur, bien souvent, les mêmes plantes, me passionne d’autant plus que j’y ai toujours associé mon besoin de mise en pratique.

Le jardin des Douces Angevines
Le jardin des Douces Angevines à Soucelles

2- Quelles sont vos plantes de prédilection et pourquoi ?

Il y a beaucoup de plantes que j’aime et j’aurai beaucoup de mal à les séparer. Parmi les fleurs, par exemple, j’adore les roses anciennes pour leur parfum qui va droit au cœur et leurs couleurs si veloutées, il y a aussi le Calendula lumineux qui a tant de vertus, mais j’aime beaucoup la Grande Armoise, la mère des herbes, le Millepertuis sauvage, fleur solaire de la Saint Jean. Toutes les plantes dites médicinales ont de multiples actions, je ne peux réduire chacune à une seule. Pour finir ma liste non « exhaustive », je dois parler des résines précieuses, particulièrement le Benjoin dont j’apprécie la subtile odeur vanillée et l’action régénérante.

Une rose du jardin des Douces Angevines
Une rose du jardin des Douces Angevines

3- Voulez-vous décrire la vie d’un soin Douces Angevines depuis sa conception dans votre tête et votre cœur jusqu’à sa livraison chez votre client/e ?

Il faut un an au moins pour que le produit soit abouti, prêt à être lancé. A partir de l’idée, du besoin de le concevoir, il y a une multitude d’étapes pour aller de la rêverie jusqu’à la concrétisation, en passant par toutes les phases de recherche, d’élaboration, d’essai, de recommencement et puis, il y a les tests d’efficacité (sur moi-même, premier cobaye de la marque et puis avec des volontaires) et les tests réglementaires. N’oublions pas toute la phase packaging, les dossiers et enfin sa fabrication, son conditionnement, toute la communication nécessaire…bref, j’en oublie car c’est vraiment tout un lot imposant d’actions. Heureusement je ne suis pas seule à l’atelier car tout se fait sur place, en interne, mis à part les tests réglementaires et le design.

Michèle Cros en plein travail un joli jour d'été
Michèle Cros en plein travail un joli jour d’été

 

4- Vous exprimez votre passion pour les plantes médicinales en les décrivant comme des « simples dont vous sentiez déjà l’amour maternel depuis l’enfance ». Expliquez-nous !

Baudelaire dit bien que « les parfums, les couleurs et les sons se répondent », les formes et les textures aussi et être dans un jardin peut être vraiment une fête de tous les sens, c’est ce que je ressens depuis l’enfance et je n’ai pas abandonné la sympathie que ressens pour les arbres, les plantes. Vous pourriez m’entendre leur parler, trouver cela étrange, peu importe, je sens toujours autant l’amitié du végétal, sa bienveillante présence. Saluez simplement une fleur, si vous ne l’avez déjà fait, vous allez voir…

5- Avez-vous un produit préféré parmi tous les possibles de votre marque et pourquoi ?

Difficile là aussi d’en sélectionner un, les autres vont être jaloux ! Je nommerai quand même Magnifica qui pour moi est une merveille pour le visage, c’est un soin de nuit, mais il y a des matins où j’en mets aussi car je sens que cela me donne une énergie souriante pour démarrer, un plaisir réconfortant, et puis, l’effet anti-rides, quand même exceptionnel !
J’en dis un 2ème quand même, Oléa Antica, qui m’apporte en trois mots, profondeur, mystère et douceur.

Les ingrédients merveilleux d'Oléa Antica
Les ingrédients merveilleux d’Oléa Antica

6- Je souhaite faire découvrir les Douces Angevines à une amie mais ne connais pas son type de peau. Que puis-je lui offrir pour débuter ?

Aube d’Eté me semble tout indiqué comme entrée dans la gamme, c’est un soin du jour pour peau mixte qui pénètre très rapidement, par sa texture légère et qui a une action équilibrante, aussi bien pour les zones à tendance sèche que pour celles à tendance grasse, son parfum fleuri est agréable et s’estompe rapidement. Sinon, un soin du corps peut être bien aussi pour découvrir, par exemple, l’Amour aux Trois Oranges au parfum délicieux.

7- Vous avez créé une eau de parfum, IO, plus qu’un parfum d’ailleurs, une invitation au rêve, à l’ouverture du cœur et à l’épanouissement de l’âme qui s’adapte à chaque peau par symbiose. Comment conçoit-on un tel parfum aux multiples compétences ?

C’est un long cheminement, l’aboutissement de rencontres, de recherches, d’expériences, de découvertes, d’enseignements, il faudrait plus qu’une après-midi pour en parler !

 

8- Avez-vous des projets dont vous pouvez nous parler ? Des envies ? Des rêves ?

Mes envies et projets ce serait de poursuivre sur cette voie des parfums, de découvrir encore d’autres fragrances offertes par la nature (et non dé-naturées), de voyager pour cela et de revenir dans mon petit écrin de verdure pour concocter des parfums, comme des élixirs alchimiques.

Nous remercions Michèle d’avoir pris le temps de répondre à toutes nos questions !
Et pour clore ce portrait magnifique, bonne nouvelle : la toute dernière nouveauté de Michèle fera l’objet d’un concours à venir sur notre instagram !

A très vite !

https://www.instagram.com/univeda/

Discussion avec Carole l’Happycurienne

Discussion avec Carole l’Happycurienne

Nous vous avons parlé de Carole Marchais la semaine dernière (https://blog.univeda.fr/index.php/les-happycuriennes-un-visage-heureux/). Fondatrice des Happycuriennes, elle a répondu à nos questions et nous offre ici une lecture passionnante à propos de beauté, de santé, de philosophie de vie et de bon sens.
EN ATTENDANT NOTRE CONCOURS LES HAPPYCURIENNES (LANCEMENT DANS QUELQUES JOURS), NOUS VOUS INVITONS A DECOUVRIR CE QUE CETTE BELLE MARQUE PROPOSE. Interview :

1- Racontez-nous en quelques mots comment sont nées Les Happycuriennes ? Quel a été le « déclic » et comment vous est venu ce nom absolument parfait pour vos crèmes ?

Les Happycuriennes, c’est le fruit de mon parcours personnel et professionnel. Elles sont nées tout naturellement après 12 années passées dans l’industrie cosmétique et 4 ans dans l’environnement. En effet, j’ai occupé pendant 8 années un poste de responsable de formulation de produits cosmétiques dans un laboratoire où j’ai développé pléthores de formules en cosmétique conventionnelle. C’est en reprenant des études de marketing, management et communication en 2007 où j’ai eu l’occasion (et la chance) de réaliser une mission pour un cabinet spécialisé en marketing et développement durable, que j’ai commencé à poser un autre regard sur le monde et sur ma façon de vivre, de travailler… A cette époque, j’ai pris conscience de ce que l’on était en train d’infliger à notre belle planète pour notre petit confort égoïste mais aussi sur le champ des possibles de nos actions pour « faire autrement et mieux » et changer le cours des choses. J’ai commencé à m’intéresser à la cosmétique bio, j’ai lu beaucoup de livres sur le sujet, étudié le marché naissant à l’époque, j’ai réalisé une contribution de recherche sur la cosmétique bio puis une thèse sur « Les enjeux de l’industrie cosmétiques face au développement durable ». A partir de là, la cosmétique conventionnelle n’avait plus d’avenir à mes yeux, j’ai alors complètement revu ma manière de formuler les produits cosmétiques, j’ai banni toutes les matières premières synthétiques et utilisé des ingrédients naturels. Pour la petite anecdote, mes mains ne toléraient plus les agents sulfatés qui me les irritaient de plus en plus, et je ne supportais plus les fortes odeurs chimiques de certains produits synthétiques comme les silicones, qui polluaient mes narines. C’est ainsi que je suis tombée dans la marmite de la cosmétique responsable. Après ce virage, j’ai passé plusieurs années dans un département de marketing et accompli en parallèle plusieurs missions de RSE.
Puis, j’ai décidé de quitter le domaine de la beauté pour rejoindre celui de l’environnement et du développement durable, j’ai fait une formation couplée à du bénévolat en ONG qui a débouché sur un poste en communication dans la Fondation GoodPlanet de YAB. A cette époque, j’ai crée deux blogs « Génération Ecogreen », un blog où je partageais mon apprentissage sur les sujets du DD et mes découvertes, notamment les initiatives positives qui changent le monde. Puis, son petit frère est né en 2011, « Géneration
Cosméthique », un joyeux mélange de focus sur des jolies marques éthiques, de conseils beauté responsable, de tests produits…et surtout une autre manière d’appréhender la beauté. A force de naviguer sur les blogs, les forums, les groupes Facebook orientés beauté bio, d’interviewer des créateurs de marques, j’ai pris conscience que l’on pouvait aller encore plus loin dans l’offre de cosmétiques bio : plus de naturalité, plus d’efficacité, plus de minimalisme pour mieux prendre soin de la peau et de l’environnement, moins de surpromesses, moins de pression sur la beauté parfaite et puis il manquait la promotion d’une beauté holistique qui inclut le respect de soi et des Autres. J’ai alors écrit une sorte de « livre blanc » sur la beauté responsable. Au fur et à mesure de mes écrits, j’ai finalement dessiné le portrait de la marque idéale à mes yeux et c’est là que j’ai eu l’idée et l’envie de la créer. Comme je voulais lui donner une dimension collaborative, j’ai invité des centaines de femmes à donner leurs avis et à me confier leurs besoins : c’est ainsi qu’est née Les Happycuriennes et sa famille de 700 femmes, avec une autre vision de la beauté, respectueuse des femmes, de leur peau et de l’environnement au sens large.
Quant au nom de la marque, je cherchais quelque chose pour véhiculer un message de bonheur, de la joie de vivre, de l’épicurisme et des ondes positives, l’idée étant de s’éloigner des codes traditionnels de la cosmétique très axés sur les diktats de la beauté parfaite.
Ce petit nom a été assez long à trouver, j’ai organisé plusieurs sessions de « brainstorming », on a écrit des listes et des listes de noms, mais on n’a pas réussi à trouver The One. « Les Happycuriennes » m’est apparue un jour où je me rendais à une conférence sur le bonheur, animée par Jacques Lecomte, tout en lisant Happinez dans le métro. Je ne crois pas que c’était un hasard…

2- Quels sont les ingrédients majeurs utilisés dans les soins
Les Happycuriennes ?

Nos 4 soins contiennent un complexe baptisé SBIB pour Slow Bonheur Intérieur Brut, adapté aux différents types et états de peau. Il repose sur des actifs de grande qualité, leur variété et leur concentration, le tout formulé à froid pour les préserver et une meilleure efficacité. Nous travaillons avec des ingrédients vivants (riche en éléments actifs pour la peau), bruts (issus de procédés d’extraction doux et verts), bio et généreux pour la peau (par ex : pas d’huiles transformées, que des huiles végétales vierges). On trouve trois familles d’ingrédients:
• De l’eau florale de passiflore, connue pour ses propriétés calmantes qui contribuent au bien-être et à la détente. On considère la passiflore comme un excellent remède naturel contre l’anxiété et le stress
• Des huiles végétales vierges biologiques de première pression à froid : cameline, tournesol, chanvre, prune, onagre,
• Des extraits végétaux antioxydants bio ou issus de cueillette sauvage : l’arbousier, l’immortelle des dunes et le pin maritime, qui offrent un grande richesse en polyphénols antioxydants et une protection anti-radicalaire renforcée.
En bref, rien que du bonheur à fleur de peau.

3- Qui est la grande famille que constituent les happycurien(ne)s et comment s’est mise en place l’opération de crowdfunding qui a permis de donner le jour à votre marque ?

La grande Famille des Happycuriennes, c’est au départ plus de 700 femmes qui ont participé à la co-création de A à Z de notre ligne de soins et quelques 140 contributeurs/trices qui ont cofinancé la marque via une campagne de crowdfunding Ulule. Puis notre Famille s’est agrandit avec la communauté des Adeptes de l’Happycurisme, des experts en mieux-être qui partagent leur vision du bonheur, leurs conseils anti-stress et leurs astuces de beauté naturelle ainsi que de bien-être, sur notre site. Et puis, ce sont toutes ces femmes et ces hommes, soucieuses/x de leur santé et de leur environnement qui ont choisi de mettre une dose de slow bonheur dans leur rituel de beauté : ils utilisent nos soins, ils nous écrivent des mots doux pour nous exprimer leur grande satisfaction, ils sont fidèles et ils répondent nos bonnes ondes positives. On en profite pour remercier cette belle et grande Famille sans qui nous ne pourrions exister !
La création de notre ligne de soins est issue de nombreux échanges avec des femmes soucieuses de leur bien-être, que nous avons interrogées dès le début de notre aventure. Nous les avons questionnées via des questionnaires en ligne et des moments de rencontre en petits groupes pour apprendre d’elles et de leurs besoins. Au total, ces 700 femmes et quelques ont donné leur avis et partagé leurs envies à toutes les étapes de création pour que nous puissions développer des soins qui leur ressemblent et correspondent à leurs vraies aspirations. Nous ne voulions pas créer as une nième gamme de produits pour créer de nouveaux besoins, mais plutôt en satisfaire de vrais. Nous attachons beaucoup d’importance au le partage et l’échange.

4- Que signifie le terme « anti-stress 360° » ?

Notre complexe SBIB exclusif dont nous parlions tout à l’heure a été conçu pour une action « anti-stress cutanés » globale. Ce complexe protège d’une part la peau contre tous les types de stress cutanés générés par la vie moderne et les environnements difficiles, c’est à dire les stress oxydatif, lipidique et hydrique, responsables respectivement du vieillissement cutané prématuré et/ou accéléré, de la sècheresse cutanée et de la déshydratation. Et d’autre part, il stimule les fonctions autonomes de la peau pour la revitaliser naturellement. C’est une action globale d’où 360°, pour une peau heureuse en toute circonstances !

5- Avez-vous quelques conseils simples, de ces petites choses que l’on applique naturellement dans sa routine de beauté ?

La 1re chose importante à mon sens est d’être à l’écoute de son corps, de veiller à sa santé et à celle de sa peau. En bref, être à l’écoute de soi de manière globale. La 2ème chose, c’est de s’occuper de soi et de sa peau, en prenant le temps et en pleine conscience, pour ressentir le bien-être que l’on se procure, par exemple au moment où l’on applique sa crème de nuit, en prenant le temps de bien se masser.
La 3ème chose, c’est d’avoir un rituel de beauté holistique qui passe avant tout par une alimentation saine et équilibrée, puis vient ensuite notre hygiène de vie, notre qualité de sommeil, la pratique d’une activité sportive et/ou de détente, etc. Tout ce que l’on fait au quotidien a une incidence sur la peau. En matière de beauté et de soin de la peau, il est important de connaître son type de peau et son état du moment pour choisir des soins adaptés. Pour aider nos Happycuriennes à comprendre leur peau, nous avons concocté un petit tableau sur notre site qui détaille les différents types et états de peau avec leurs spécificités  : https://leshappycuriennes.com/diagnostic-peau-determiner-type-de-peau/
Et enfin, il faut éviter tous les gestes de beauté qui sont responsables des stress cutanés. Comme par ex, l’utilisation de produits inadaptés à son type de peau, la superposition de pléthores de soins, une application excessive de crème sur la peau. C’est pour cette raison que nous avons développé des soins hyper-concentrés multi-bénéfices et multi-usages pour chaque type de peau.

6- Vous offrez régulièrement à des utilisatrices et utilisateurs un petit questionnaire concernant le bonheur. A nous de vous poser la question : qu’est-ce que qui vous rend heureuse ?

Je suis heureuse tout simplement car je me sens « vivante » tous les jours entre ma vie trépidante d’entrepreneuse, le fait d’offrir du bonheur à mes Happycuriennes et avec ma vie personnelle qui me comble également.
Il y a une multitude de petites choses simples qui me rendent heureuse au quotidien : me réveiller aux côtés de celui que j’aime, un échange de sourire avec un(e) inconnu(e) dans le métro (comme c’est rare à Paris, quand ça se produit, ça fait plaisir), un ciel bleu, un coucher de soleil flamboyant, m’extasier devant un paysage, le plaisir de partager des moments avec ceux que j’aime, de savourer un bon repas ensemble, me lever en pensant que ma mission du jour est de distribuer du bonheur, en espérant faire au moins une heureuse ;-) et puis l’Amour me rend profondément heureuse !
Sinon mon moto, c’est « le bonheur démarre là où la recherche de perfection prend fin ! » et je cultive cette phrase au quotidien…

7- On aime votre communication : le Blog, la catégorie « Slow bonheur » de votre site qui s’avère être particulièrement informative … En résumé : vous créez, organisez, vendez, communiquez beaucoup … Quels sont vos moyens de décompresser, de prendre du recul et de trouver un peu de répit dans vos journées bien remplies ?

Il est très important pour moi d’avoir un bon équilibre entre ma vie professionnelle et personnelle. Aussi, je m’astreins à des horaires raisonnables et des WE de détente. J’aime passer du temps avec mes proches, mon amoureux, mes ami(e)s avec lesquels nous adorons refaire le monde. J’ai besoin de verdure pour me ressourcer donc je vais gambader de temps en temps au vert le WE. Je fais du sport de façon hebdomadaire, un peu de course à pieds et j’appartiens à un réseau de networking Sportif parisien qui permet à la fois de se détendre et de rencontrer ses paires pour faire de l’entraide. Je pratique aussi le yoga kundalini de temps à autre. Je me détends aussi en préparant à manger ou en bouquinant. Avec Les Happycuriennes, j’ai appris à être moins exigeante avec moi, à ne pas me sur-solliciter et ne pas m’infliger trop de stress, aussi je me répète tous les jours, ce que tu ne peux pas faire aujourd’hui, tu le feras demain.

Interview Ground Soap : Cueillir le savon à même le sol

Interview Ground Soap : Cueillir le savon à même le sol

 


Ground Soap
(littéralement « savon du sol ») est une entreprise Canadienne qui s’engage à nous aider à choisir des produits sains pour notre peau. Fondée il y a 5 ans par Angela Youngs et Glenn Forrester, Ground Soap a immédiatement prôné le naturel, le biologique et le soin adapté à chaque problématique : fabrication de savons très hydratants et sans effets irritants, utilisation d’ingrédients purs et naturels issus « du sol », de la terre.

« Avoir du fun »

S’ensuivirent une liste de noms particulièrement amusants : s’amuser, au Canada, c’est « avoir du fun ». Le fun, Ground Soap l’a dans ses gènes : Plain Jane, Lemme Be Your Honey, Aum, Medicine Man … Autant de noms parlants et drôles. L’humour anglo-saxon n’a pas terminé d’égayer notre quotidien !
Est venue ensuite l’idée d’un emballage non-polluant et réutilisable : de petits carrés de batik colorés que l’on recycle en déco, en jouets, en serviettes …

Une lutte pacifiste en proposant d’autres options

La posture choisie n’était pas d’entrer en guerre contre la très puissante industrie chimique de la cosmétique. Ground Soap voulait juste proposer une alternative saine et simple à tout cela.
Actuellement les clients sont les meilleurs défenseurs et inspirateurs de Ground Soap et cela est parti pour durer. Nous sommes heureux d’en faire partie et de partager cette dynamique avec vous.

En quelques mots, nous adorons Ground Soap

  • pour ses beaux et bons savons, respectueux des consommateurs et de l’environnement qui nous touchent droit au corps
  • pour sa « canadian touch », tendre, bienveillante et simple qui nous touche aussi, droit au cœur.

Interview d’Angela Youngs co-fondatrice de Ground Soap

1- Qui êtes-vous, en tant que personne et en tant que Ground Soap ?
J’ai grandi en aimant vivre dehors. Je suis attirée par le spirituel et j’aime les belles choses. Je pense que nos savons sont nés de ces passions et j’espère que les gens y sont sensibles lorsqu’ils utilisent nos produits. Je suis vraiment fière du savon que nous fabriquons car il est pur, très hydratant et beau. Nous voulons que le moment de l’utiliser soit un vrai moment de bien-être et que les personnes trouvent dans celui-ci ce qu’ils cherchent en achetant Ground Soap.

2-Pourquoi le mot « ground » est-il essentiel dans le nom de votre société et de votre marque ?
Notre savon est fabriqué exclusivement à partir d’ingrédients de la terre, qui poussent dans le sol (« ground » en anglais). J’ai donc pensé qu’il était essentiel d’informer les gens de cette particularité en le précisant dans le nom. Et nous prenons soin de n’utiliser que des ingrédients végétaux. Je pense donc que c’est un excellent terme pour nous définir.

3- Pourquoi avoir créé Ground Soap ? Quelle place le marché offre-t-il à vos savons dans ce vaste univers flou qu’est la cosmétique naturelle et biologique ?
Pour être honnête, je voulais juste créer un beau produit en utilisant des ingrédients que j’aime et ne me suis pas posé la question du marché. J’y ai travaillé un peu à l’aveugle. Je me suis mise à créer le meilleur savon possible en partant du principe que quelqu’un aurait envie de l’essayer.
J’ai beaucoup appris depuis au sujet de la désinformation qui entoure l’industrie de la cosmétique et j’espère que les gens utilisent leur bon sens pour trouver de bonnes orientations au niveau mondial. La plupart d’entre nous nous accordons à penser que ce que nous mangeons, respirons et appliquons sur notre peau doit être exempt d’ingrédients nocifs. Je ne sais pas exactement comment faire en sorte que ce soit une réalité, mais je sais que Ground Soap ne correspond de toute façon pas à cette problématique puisqu’il est exempt de tout ingrédient toxique.

4- Racontez-nous la fabrication d’un savon Ground Soap.
Nous utilisons la méthode de saponification à froid du savon : températures les plus basses possibles pour mélanger les ingrédients et les saponifier afin de préserver leurs enzymes naturelles.
Les huiles végétales sont bénéfiques pour la peau : nous les faisons fondre avec des beurres végétaux et les mélangeons avec de la soude dans des proportions très précises et maîtrisées. La réaction chimique qui s’ensuit permet de transformer la plus grande partie de l’huile en savon et laisse la quantité précisément nécessaire d’agents hydratants. Au fur et à mesure que la réaction progresse, le mélange épaissit : c’est le moment d’intégrer des ingrédients secs et des huiles essentielles pour compléter la recette. Le mélange est ensuite versé dans de petits moules pour refroidir et durcir durant 12 heures. Le lendemain, les barres de savons sont taillées puis coupées (chaque moule contient 36 savons). Des machines le font chauffer et mélangent les huiles, d’autres coupent les barres démoulées mais elles fonctionnent mécaniquement et le reste du processus est réalisé manuellement.

Boldly Humble, le magnifique !

5- Dites-nous en davantage sur vos fournisseurs de matières premières dans le monde et la manière dont vous travaillez avec eux …
Comme nous avons grandi, nous sommes en mesure de construire de bonnes relations avec de bons fournisseurs au niveau mondial. Nous achetons rarement directement auprès des producteurs parce que ce type de commerce n’est pas toujours pratiqué avec transparence. Nous traitons donc avec des importateurs de confiance. Une exception toutefois : notre tissu de batik, emballage de nos savons, vient directement d’Indonésie où il est fabriqué uniquement pour Ground Soap, à Java. Je les ai choisis lors d’un voyage, j’ai rencontré les ouvriers et je connais bien cette entreprise. J’espère qu’à l’avenir, d’autres partenariats de cette qualité se mettront en place avec des producteurs et fournisseurs.

Body Breath, si rafraichissant dans son batik bleu-vert

6- Qui crée vos formulations et de quelle manière ?
J’ai créé les recettes originales que j’ai affinées au fil des ans. J’aime les huiles essentielles et les avais utilisées pour créer des parfums il y a longtemps. Je savais donc quelles fragrances je souhaitais donner aux savons. Ensuite, l’essentiel était de concevoir une bonne base nettoyante, à la fois efficace mais douce et bien hydratante. Il me fallait utiliser les beurres et huiles végétaux les plus purs et complets : cacao, karité, beurre de mangue, noix de coco, olive …
Ensuite, il fallait s’assurer que les textures et couleurs étaient bien adaptées selon les savons : un problème de peau, une envie, un savon unique pour le traiter, bien identifiable. Certaines formulations concernent les personnes atteintes de problèmes cutanés sérieux comme Medicine Man ou Plain Jane, qui ont nécessité un vrai travail de fond. D’autres variétés offrent une expérience de plaisir dans la douche. Mon fil conducteur reste le même en tous les cas : les meilleurs ingrédients naturels et exclusivement végétaux*. 92% de ces ingrédients sont issus de l’agriculture biologique.
(*) à part le miel

7- Angela, quelle est votre conception de la beauté et du bien-être ?
Les gens me captivent dès qu’ils rient ou sourient. Pour moi, la beauté commence à l’intérieur, là où être heureux se manifeste. Si nous prenons soin de nous-mêmes, mangeons des aliments sains, apprécions notre entourage et nous relions à la nature et à sa beauté, nous pouvons être vraiment heureux la plupart du temps. Vivre ainsi est le moyen de montrer notre vraie beauté.
J’aime aussi mes rituels quotidiens de beauté : l’odeurs des produits que je choisis et cette fragrance laissée sur ma peau et mes cheveux. Je suppose que cette sensation rend belle. Je sais que je vieillis et que quelques rides commencent à apparaître, mais elles représentent la vie que j’ai vécue jusqu’ici et je suis fière de cela. Accepter qui je suis me fait me sentir confiante. Et la confiance rend plus beau, plus belle.

8- Qui sont les « groundsoapers », vos clients les plus représentatifs ?
Nos clients se soucient de leur santé et de leur peau. Ils sont informés des dangers de l’utilisation de savons et de gels qui contiennent des ingrédients issus de la pétrochimie comme les détergents synthétiques, les parfums, les colorants et les conservateurs. Ils savent reconnaître ce qui est bon pour eux et la planète. Et la plupart d’entre eux sont capables d’aller « au bout du monde » pour trouver cela !

Merci à Angela d’avoir répondu à notre interview, nous lui souhaitons une très belle année 2017 avec toujours plus de succès pour Ground Soap !
Un concours sera en ligne dès demain, en attendant n’hésitez pas à lire sur notre blog le récit du voyage de Mélanie, fondatrice d’Univeda, à Cornwall, à la rencontre de l’équipe de Ground Soap.

Cécile

 

Denovo : chic, simple, green et plus encore …

Denovo : chic, simple, green et plus encore …

Bonjour à toutes et tous !
Une des bonnes idées de cette année 2017 est que nous avons décidé de vous faire rencontrer à travers notre blog, celles et ceux qui font la cosmétique d’aujourd’hui! Je parle là bien entendu des créateurs qui sont à l’origine des marques de cosmétique naturelle qui nous tiennent le plus à cœur chez Univeda.

2 fois par mois vous trouverez dans notre rubrique « QUI SONT-ILS ? » des interviews des fondateurs, formulateurs, producteurs, de vos soins préférés de la boutique ! Et puis en général dans la même journée vous verrez que vous aurez la possibilité de participer à un concours/tirage au sort sur ce blog que nous vous proposerons dans un second article sur la marque mise en avant. Surveillez-bien cela commence cet après-midi :)

Celle qui ouvre le bal de ces rencontres est Alice Roux, la créatrice de la marque Française Denovo.
Merci à notre Cécile pour ses questions pertinentes et à Alice pour ses réponses passionnantes !
Bonne lecture et à bientôt :)

Mélanie

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DENOVO
D’emblée, le ton est donné. Denovo est une locution latine signifiant « renouvellement ». Chez Denovo, on crée, on innove et on avance en beauté.

Alice Roux
La créatrice de Denovo, Alice Roux, est exactement la personne que nous aimons : créative, dynamique, courageuse et humaine. A l’image de ses produits, elle représente à elle seule la diversité (par ses voyages et ses expériences professionnelles dans le domaine de la cosmétique) et la liberté (envie d’aller au-delà de ce qui lui demandait en entreprise, de créer son propre univers et une offre qui lui ressemble totalement).
En 2012, la marque DeNovo est lancée et propose … 3 produits. Oui, seulement 3. Car Alice Roux n’est pas pressée de grossir mais espère bien grandir tranquillement, avec sagesse. Et les contraintes qu’elle s’impose sont autant d’assises qui nous rassurent : compositions uniques et extrêmement pures, éthique irréprochable, textures et odeurs inimitables et communication très humaine avec sa clientèle.

Le mieux est de la laisser nous expliquer elle-même :
Cécile – Nous savons que Denovo a été créée en 2012. Pourtant, sa gamme reste sobre : pas de références-produits en quantités, que de bons basiques. « Les bonnes choses prennent le temps pour grandir ». Pourquoi ce choix d’une offre limitée en nombre de références ?
Alice –
Ce n’était pas à proprement parler un choix d’avoir une gamme restreinte. Le choix était avant tout de tout miser sur une formulation de qualité et des produits qui soient une vraie alternative à la cosmétique conventionnelle. Je ne crois pas à une cosmétique naturelle par dépit. Je pense que la démarche de la femme qui achète du Denovo aujourd’hui est éthique, mais aussi cosmétique tout simplement. Des formules naturelles, mais avant tout des produits de qualité qui fonctionnent. De fait, les produits lancés doivent répondre à toutes ses conditions.

Cécile – Quels sont les ingrédients majeurs utilisés par Denovo et d’où viennent-ils ?
Alice –
Il n’y a pas d’ingrédients majeurs, j’ai choisi de ne pas partir sur un ingrédient « star » commun à tous les produits justement pour laisser la place à toute la palette des matières naturelles dans les formules.
La seule condition est que celles-ci respectent la santé et aussi l’environnement.
L’approvisionnement se fait en priorité en France. Mais nous allons également chercher aux 4 coins du monde certaines matières exotiques, comme les huiles végétales par exemple.

Cécile – Parmi vos produits, quel est votre préféré ?
Alice –
Je n’ai pas de produit préféré, j’aime tous les produits que je créé, ce sont un peu tous mes bébés. Mais j’ai quand même une histoire particulière avec la gamme capillaire et notamment la Crème Lactée qui est le premier produit que j’ai formulé pour la marque. C’est également le produit « star » aujourd’hui chez Denovo.

Cécile Je souhaite offrir à un/e ami(e) un soin Denovo. Lequel me conseillez-vous pour quelqu’un qui ne vous connait pas encore ?
Alice – Je conseillerais un produit visage, l’OléoGelée ou un exfoliant par exemple. Parce que ce sont des produits ludiques aussi. Une des raisons pour lesquelles j’ai créé Denovo est qu’on a oublié de s’amuser avec la cosmétique naturelle, de surprendre. Je trouve cela dommage car le rituel compte autant que la qualité des formules. Il y a aussi la valeur sûre Crème lactée pour quelqu’un qui pourrait être dubitatif quant à l’efficacité d’un produit entièrement naturel. Elle est capable de convaincre les plus réticentes :)

Cécile Les produits Denovo sont créatifs en ce sens qu’ils proposent des textures, couleurs, odeurs novatrices : cet aspect décalé de la « personnalité » de Denovo était-il déjà un moteur dès le départ où est-ce là le fruit des surprises qui se révèlent lorsque l’on crée une marque ?
Alice – C’était une volonté délibérée dès le départ. Denovo est une marque qu’on utilise par plaisir avant tout. Avoir des produits sensoriels qui donnent envie était aussi le but. Denovo est née de la passion de formuler, cet aspect se retrouve donc naturellement dans les produits.

Cécile – Un autre aspect de Denovo saute aux yeux lorsque l’on vous découvre : ce lien sans cesse entretenu avec les gens, par les réseaux sociaux notamment (belles images, infos très relayées … on adore). En quoi ce partage est-il si important pour vous ? Quelles valeurs sert-il ?
Alice –
Le partage est primordial, d’abord parce que je suis moi-même quelqu’un de très ouvert. J’aime aller à la rencontre des gens de tous horizons, découvrir ce qu’ils ont à m’apporter, et inversement. Denovo est une marque qui propose des produits, mais également une marque qui partage son expertise. Je suis intimement convaincue que l’inspiration et la connaissance sont d’excellents moteurs de fidélité à une marque. L’heure n’est plus à la marque vide de sens, Denovo a des valeurs d’authenticité et une belle histoire à raconter, alors nous le faisons. Et cela fonctionne parce que l’histoire est vraie et sincère.

Cécile – Une anecdote ? Un souvenir particulier à propos de Denovo ?
Alice –
Au tout début de Denovo, les retombées positives sont arrivées très vite. L’image de la marque était bien moins sexy qu’aujourd’hui, vous savez. Et pourtant les gens ont adhéré très fortement dès le départ.
Longtemps après, j’ai cru que c’était uniquement par sollicitude. Je n’arrivais pas à intégrer le fait que les gens puissent aimer ce que je fais simplement parce que les produits étaient bons, pourtant c’était le cas. Mais cela m’a permis de remettre en question beaucoup de choses, notamment en matière d’image.

Cécile – La Crème lactée, à mes yeux le meilleur soin capillaire qui cumule toutes les qualités : pureté, efficacité, prix, odeur : racontez-nous sa petite histoire …
Alice –
C’est le premier produit de la marque que j’ai créé. Je n’aime pas le discours galvaudé qui dit « j’ai créé ça parce que je ne trouvais rien de satisfaisant », mais pour la Crème Lactée, c’était bel et bien le cas.
Une Crème hydratante pour les cheveux, c’était pour moi un produit essentiel. Vous savez, toutes les marques qui font du capillaire commencent invariablement par un shampoing. J’ai fais le pari de commencer plutôt par du soin quotidien et visiblement, le besoin était là.

Merci à Alice pour ses réponses concrètes et sincères. Rendez-vous tout à l’heure pour notre concours Denovo !